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Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)

maladies inflammatoires de l'intestin

Très fréquentes, et paradoxalement méconnues, les Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI) se caractérisent généralement par des douleurs abdominales et des diarrhées récurrentes, du fait de l’inflammation du gros intestin. Comment les diagnostique-t-on ? Quelles en sont les causes, les symptômes et les traitements possibles ? Découvrez dans cet article, tout ce qu’il faut savoir sur les MICI. 

Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin : Qu’est-ce que c’est ?

Il existe deux grandes formes de Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI) : La recto-colite hémorragique et la maladie de Crohn. Ces deux types d’inflammation de l’intestin partagent de nombreuses similitudes au point où il est parfois difficile de les distinguer.

Recto-colite hémorragique et maladie de Crohn : Les similitudes

Ces deux maladies se caractérisent par l’inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif. Cela s’explique par la dérégulation du système immunitaire intestinal. Elles partagent également des similitudes épidémiologiques, thérapeutiques et cliniques. 

Recto-colite hémorragique et maladie de Crohn : Les dissemblances

La principale différence réside dans la localisation des lésions. 

On reconnait la recto-colite hémorragique à travers les lésions qui se limitent au côlon et au rectum. Si ces lésions sont toutefois superficielles, il faut reconnaitre qu’elles entrainent d’importants saignements. 

Quant à la maladie de Crohn, elle est localisée dans l’ensemble du tube digestif qui va de la bouche à l’anus. Dans ce cas, on assiste à des lésions plus grandes. Du coup, quelques fistules qu’on appelle encore des trous dans la paroi de l’intestin, peuvent apparaitre. 

Quelles sont les causes de ces maladies chroniques ?

Les causes des MICI ne sont pas totalement connues. Mais il existe tout de même quelques facteurs favorisants. 

La répartition des MICI est inégale dans le monde. Comparativement à l’hémisphère sud, l’hémisphère nord affiche la fréquence la plus importante. Cela laisse supposer des facteurs ethniques ou géographiques. 

Il existe aussi des facteurs génétiques liés aux antécédents familiaux

Par ailleurs, des facteurs environnementaux accroissent également le risque d’apparition des MICI. On peut citer entre autres :

  • Le tabac,
  • l’appendicectomie,
  • l’alimentation,
  • le psychisme (stress permanent),
  • la prise d’aspirine ou d’anti-inflammatoires,
  • le faible taux d’ensoleillement et le déficit en vitamine D. 

Quels sont les symptômes des MICI ?

Les symptômes varient en fonction de la localisation de la maladie. 

On observe l’apparition de la diarrhée et des douleurs abdominales chroniques chez les personnes qui souffrent de la maladie de Crohn. Par contre, en ce qui concerne les patients de la rectocolite hémorragique, ils présentent généralement des épisodes intermittents de douleurs abdominales et de diarrhées sanglantes.

Par ailleurs, il convient de noter que les diarrhées auxquelles les patients sont confrontés, peuvent entrainer une perte conséquente de poids.

Exceptionnellement, les MICI peuvent attaquer d’autres parties du corps comme les articulations, les yeux, la bouche, le foie, la vésicule biliaire et la peau.

En outre, les zones ayant souffert des MICI sont généralement exposées au risque du cancer

Comment les diagnostiquer ?

Le diagnostic n’est pas aisé, étant donné qu’il y a une interférence de symptômes entre les MICI et certaines inflammations digestives, comme une infection parasitaire ou bactérienne. 

Pour ce faire, deux examens principaux sont réalisés.

1 – Les examens de selles et de sang

Pour repérer une éventuelle infection bactérienne ou parasitaire, le médecin procède à l’analyse des échantillons de selles et de sang du patient. A noter que cette infection peut également provenir d’un traitement antibiotique. 

Par ailleurs, les symptômes de maladies sexuellement transmissibles peuvent également s’apparenter aux Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin. Pour éviter tout risque de confusion de symptôme, le professionnel de la santé procède à un dépistage des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) au niveau du rectum : Gonorrhée, l’infection à herpès virus et l’infection à Chlamydia. 

2 – L’endoscopie avec biopsie des muqueuses

Le médecin se sert dans ce cas-ci, d’une sonde d’endoscopie pour examiner le côlon et la partie terminale de l’intestin grêle, des fragments de la muqueuse seront prélevés et étudiés au laboratoire sous microscope.

Comment traiter les maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI) ?

En matière de traitement des MICI, il n’existe pas un médicament pour les prévenir. De même, il faut noter qu’il n’existe pas également une guérison totale des MICI. Néanmoins, des solutions de traitement relatif sont disponibles et se déclinent en trois axes : Médicaments, chirurgie et bonne hygiène de vie.

1 – Les anti-inflammatoires

L’inflammation est le symptôme principal des MICI. Autant dire que si on n’y prend pas garde, la qualité de vie du patient en est fortement affectée. Les anti-inflammatoires permettront donc de soulager le mal durant un temps donné. 

Pour ce qui est de la rectocolite hémorragique, les médecins prescrivent généralement des 5-aminosalicylés (5-ASA), dans les formes débutantes et de sévérité plus ou moins faible.

2 – Les corticoïdes

Dans le cas de la maladie de Crohn, les professionnels de la santé prescrivent plutôt des corticoïdes. Si l’efficacité est vérifiable, il existe toutefois des effets secondaires à moyen et long termes, comme la prise de poids, l’élévation de la tension artérielle et les troubles endocriniens et osseux.

C’est pour cela que l’usage des corticoïdes tend à se réduire, au profit de courts traitements d’attaque. 

3 – Les biothérapies immunomodulatrices ou immunosuppressives

Dans les cas de maladie avancée ou de maladie évolutive, les médecins prescrivent un traitement immunomodulateur ou immunosuppresseur. Le but visé est de réguler l’immunité des patients et de réduire l’inflammation à long terme. 

Par ailleurs, lorsque les différents traitements auront été inefficaces, on passe en dernier recours à la chirurgie.  

En outre, les études ont montré qu’en dépit des différentes solutions médicamenteuses et chirurgicales, le secret pour mieux traiter les MICI reste et demeure la bonne alimentation, la gestion du stress et la préservation de la santé. 

Quoiqu’il en soit, il importe de savoir que les MIC augmentent le risque de contracter d’autres infections ou des bactéries sévères. C’est pour cela que l’on recommande aux patients de se mettre à jour par rapport à leurs différents vaccins et de renouveler les différents tests diagnostics. 

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