Protection muqueuse chez les patients souffrant de reflux gastro-oesophagien non érosif
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26 juin 2018
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Protection muqueuse chez les patients souffrant de reflux gastro-oesophagien non érosif

reflux gastro-oesophagien non érosif
Protection muqueuse chez les patients souffrant de reflux gastro-oesophagien non érosif
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Le reflux gastro-œsophagien est une maladie prévalente dans les pays occidentaux, qui est caractérisée par des symptômes de brûlures d’estomac. Jusqu’à 26% de la population générale rapporte des symptômes hebdomadaires de brûlures d’estomac. Au cours de la dernière décennie, il a été démontré qu’il existe deux phénotypes différents de RGO. Certains patients atteints de RGO présentent des lésions marquées de la muqueuse œsophagienne (l’œsophagite érosive), mais la majorité (jusqu’à 70%) des patients souffrant de RGO ont une muqueuse macroscopiquement normale à l’endoscopie. Chez ces derniers, on parle de reflux non érosif.

Les inhibiteurs de la pompe à protons sont le traitement de choix du RGO et guérissent 80 à 85% des lésions œsophagiennes. Les IPP soulagent toutefois moins efficacement les symptômes chez les patients atteints de RNE que chez ceux souffrant d’oesophagite érosive. Une étude à grande échelle de l’American Gastroenterological Association a montré que malgré l’utilisation d’IPP, plus de 55% des personnes souffrant de reflux rapportent encore une perturbation prolongée de la qualité de vie. Cette population incluait à la fois des patients souffrant de reflux érosif et non érosif.

 

Reflux non érosif ou RNE

Une étude récente révèle que même le reflux non acide chez les patients souffrant de RNE peut provoquer des changements histopathologiques (illustrés au moyen du microscope électronique et du microscope optique). La dilatation de l’espace intercellulaire entre les cellules de l’épithélium œsophagien est le marqueur de l’œsophagite microscopique chez les patients atteints de RNE. L’espace intercellulaire entraîne une perméabilité accrue qui favorise la pénétration dans la sous-muqueuse œsophagienne d’ions hydrogène et d’autres substances telles que la pepsine. Ces substances atteignent ainsi les fibres nerveuses et déclenchent ensuite les symptômes typiques de brûlures d’estomac.

Le traitement idéal des patients atteints de RNE devrait consister non seulement à inhiber la sécrétion gastrique, mais aussi à gérer toutes les caractéristiques physiopathologiques décrites. Une barrière pourrait alors être formée contre les composants agressifs du reflux (entre autres la pepsine), favorisant ainsi la réparation muqueuse. Pour atteindre ces objectifs, un dispositif médical a été développé, qui consiste en une combinaison d’acide hyaluronique et de sulfate de chondroïtine.

Cette combinaison offre une protection et aide à réparer les lésions de la muqueuse œsophagienne. Le poloxamère 407, une substance bioadhésive, permet à l’acide hyaluronique et au sulfate de chondroïtine de rester à la surface de la paroi œsophagienne et assure ainsi un effet protecteur prolongé.

“Dans une étude en double aveugle, nous avons randomisé 154 patients atteints de RNE pour recevoir un placebo ou un traitement à l’acide hyaluronique et au sulfate de chondroïtine en combinaison avec une dose standard d’IPP pendant 2 semaines. Les symptômes (brûlures d’estomac, régurgitation, douleurs rétrosternales, goût acide en bouche) et la qualité de vie liée à la santé ont été déterminés avant et après le traitement.

Après le traitement, 52.6% des patients du groupe actif (p < 0,01) avaient obtenu une amélioration du critère d’évaluation principal (amélioration du score total de 3 points ou plus) contre 32.1% des patients du groupe placebo. Ce contrôle des symptômes s’est produit rapidement et s’est ajouté à l’effet thérapeutique des IPP,” déclare le professeur Vincenzo Savarino (University of Genova, Italie).

Dans une étude en double aveugle, un traitement à l’acide hyaluronique et au sulfate de chondroïtine a entraîné dans les deux semaines, chez des patients atteints de RNE, une disparition complète des symptômes chez plus de 50% des patients.

 

Conclusion

“Bien que les IPP soulagent efficacement les symptômes dans le reflux érosif et non érosif, l’efficacité dans le reflux non érosif est moins bonne, et ce, certainement en ce qui concerne la régurgitation. L’effet synergique de Ziverel – une combinaison d’acide hyaluronique et de sulfate de chondroïtine – avec des IPP procure une protection muqueuse supplémentaire et permet à un plus fort pourcentage de patients atteints de RNE de bénéficier d’un bon contrôle des symptômes et d’une meilleure qualité de vie,” précise le professeur Vincenzo Savarino.

 

Source : La référence médicale

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