Protection muqueuse chez les patients souffrant de reflux gastro-oesophagien non érosif
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Protection muqueuse chez les patients souffrant de reflux gastro-oesophagien non érosif

reflux gastro-oesophagien non érosif

Le reflux gastro-œsophagien encore appelé RGO dans le jargon médical, est une maladie qui a une forte prévalence dans les pays occidentaux. Jusqu’à 26% de la population générale rapporte des symptômes hebdomadaires de brûlures d’estomac qui sont des manifestations symptomatiques de cette maladie.

Au cours de la dernière décennie, il a été démontré qu’il existe deux catégories différentes de RGO. Certains patients atteints de RGO présentent des lésions marquées de la muqueuse œsophagienne : c’est l’œsophagite érosive. Cependant, une grande majorité (jusqu’à 70%) des patients souffrant de RGO ont une muqueuse macroscopiquement normale à l’endoscopie.

Chez ces derniers, on parle de reflux non érosif. Afin de soulager ces patients, on utilise un traitement à base de médicaments induisant une protection muqueuse œsophagienne. Dans les lignes suivantes, voyons ensemble ce qu’est le reflux gastro-œsophagien non érosif et les principes du traitement pour la protection muqueuse de l’œsophage dans ces cas.

Le reflux non érosif ou RNE

Le RGO est une maladie digestive chronique qui entraîne une irritation douloureuse de l’œsophage. Dans l’article suivant, nous avons détaillé tout ce qu’il y à savoir sur : les reflux gastro-œsophagiens (définition, mécanismes, symptômes, causes, traitements, etc.)

Au cours du RGO, les liquides ou les aliments s’échappent de l’estomac et migrent vers le haut dans l’œsophage. Il s’agit là du mécanisme classique dans le RGO entraînant une œsophagite érosive, le liquide gastrique qui remonte est de nature acide. Ce dernier irrite ainsi la muqueuse et provoque des brûlures que le patient ressent comme étant des brûlures d’estomac.

Dans le reflux gastro-œsophagien non érosif ou RNE, ce liquide gastrique n’est pas de nature acide et la muqueuse de l’œsophage ne présente donc pas de traces d’érosions macroscopiques c’est-à-dire à première vue, lors des examens courants d’exploration (endoscopie haute).

On pourrait alors se demander comment des remontées de liquides non acides arrivent à entraîner des irritations qui provoquent à leur tour des sensations de brûlures au niveau de la muqueuse de l’œsophage.

Le mécanisme du reflux non érosif

Une étude récente révèle que même le reflux non acide chez les patients souffrant de RNE peut provoquer des changements au niveau cellulaire et donc histopathologique (illustrés au moyen du microscope électronique et du microscope optique). La dilatation de l’espace intercellulaire entre les cellules de l’épithélium œsophagien est le marqueur de l’œsophagite microscopique chez les patients atteints de RNE.

L’espace intercellulaire entraîne une perméabilité accrue qui favorise la pénétration dans la sous-muqueuse œsophagienne d’ions hydrogène et d’autres substances telles que la pepsine. Ces substances atteignent ainsi les fibres nerveuses et déclenchent ensuite les symptômes typiques de brûlures d’estomac. Cela explique donc pourquoi on ne décèle pas à première vue des lésions sur la muqueuse de l’œsophage mais que le sujet atteint se plaint quand même de brûlures d’estomac.

Le traitement du RGO varie en fonction de la forme de reflux dont le patient souffre. Il faut donc pouvoir poser un diagnostic précis et exact afin de soulager efficacement le sujet atteint de RGO.

Le diagnostic du RNE

Pour traiter de façon efficace le RGO, il faut mener des explorations en vue de confirmer ou d’infirmer le diagnostic préalablement posé. Ces examens d’explorations dit complémentaires sont : l’endoscopie haute ou fibroscopie, la pH-métrie, la pH-impédancemétrie, la manométrie, la manométrie haute résolution et le transit oeso-gastroduodénal (TOGD).

Comme expliqué plus haut, l’absence de lésions ne permet pas d’écarter de façon formelle le diagnostic de RGO. Face à des symptômes qui persistent ou qui sont atypiques, le diagnostic n’est plus donc clinique mais nécessite les résultats d’explorations plus poussés.

La pH-métrie est l’examen indiqué lorsque la fibroscopie est normale chez des patients qui ne présentent pas de rémission face au traitement antiacide administré. Cet examen permet de mesurer toutes les 48 à 96 heures, les remontées acides à l’aide d’une petite sonde ou d’une capsule fixée à la paroi de l’œsophage. Si la pH-métrie ne détecte rien, il n’y a pas de reflux gastro-œsophagien acide et il faut donc chercher ailleurs la cause du mal.

Afin d’effectuer le diagnostic positif de RNE, on procède plutôt à l’exploration par l’examen de la pH-impédancemétrie. Elle permet de détecter à la fois les reflux de nature acide et non acide. Si on ne se contentait pas de la pH-métrie, les reflux non acides ne seraient pas détectés car cet examen quantifie l’exposition acide dans l’estomac. Le RNE étant causé par des reflux non acides, il devient inutile dans le diagnostic positif de ce dernier.

Une fois le bon diagnostic posé, il faut choisir parmi les possibilités de traitement afin de soulager un patient atteint de RNE.

Quel traitement effectuer ?

Les inhibiteurs de la pompe à protons (encore appelés IPP dans le milieu médical) sont le traitement de choix du RGO car ils guérissent 80 à 85% des lésions œsophagiennes.

1 – Le traitement par IPP

Il faut savoir que les IPP soulagent toutefois de façon moins efficace les symptômes chez les patients atteints de RNE que chez ceux souffrant d’œsophagite érosive. Une étude à grande échelle de l’American Gastroenterological Association a montré que malgré l’utilisation d’IPP, plus de 55% des personnes souffrant de reflux rapportent encore une perturbation prolongée de la qualité de vie.

Cette population incluait à la fois des patients souffrant de reflux érosif et non érosif. Cela se comprend aisément car ces médicaments agissent sur l’acidité de l’estomac en inhibant la pompe à protons, responsable du taux d’acidité dans le liquide gastrique. Or le RNE est dû à des remontées de liquides gastriques de nature peu ou pas acides.

2 – Le traitement idéal

Le traitement idéal des patients atteints de RNE devrait donc consister non seulement à inhiber la sécrétion gastrique, mais aussi à gérer toutes les caractéristiques physiopathologiques décrites. Une barrière pourrait alors être formée contre les composants agressifs du reflux (entre autres la pepsine), favorisant ainsi la réparation muqueuse. Pour atteindre ces objectifs, un dispositif médical a été développé, qui consiste en une combinaison d’acide hyaluronique et de sulfate de chondroïtine.

Cette combinaison offre une protection et aide à réparer les lésions de la muqueuse œsophagienne. Le poloxamère 407 qui est une substance bioadhésive, permet à l’acide hyaluronique et au sulfate de chondroïtine de rester à la surface de la paroi de l’œsophage et assure ainsi un effet protecteur prolongé.

Des études qui confirment l’efficacité des combinaisons

“Dans une étude en double aveugle, nous avons randomisé 154 patients atteints de RNE pour recevoir un placebo ou un traitement à l’acide hyaluronique et au sulfate de chondroïtine en combinaison avec une dose standard d’IPP pendant 2 semaines. Les symptômes (brûlures d’estomac, régurgitation, douleurs rétrosternales, goût acide en bouche) et la qualité de vie liée à la santé ont été déterminés avant et après le traitement. Après le traitement, 52.6% des patients du groupe actif (p < 0,01) avaient obtenu une amélioration du critère d’évaluation principal (amélioration du score total de 3 points ou plus) contre 32.1% des patients du groupe placebo. Ce contrôle des symptômes s’est produit rapidement et s’est ajouté à l’effet thérapeutique des IPP.”

Professeur Vincenzo Savarino (University of Genova, Italie).

Dans une étude en double aveugle, un traitement à l’acide hyaluronique et au sulfate de chondroïtine a entraîné dans les deux semaines, chez des patients atteints de RNE, une disparition complète des symptômes chez plus de 50% des patients.

En somme :

“bien que les IPP soulagent efficacement les symptômes dans le reflux érosif et non érosif, l’efficacité dans le reflux non érosif est moins bonne, et ce, certainement en ce qui concerne la régurgitation. L’effet synergique de Ziverel – une combinaison d’acide hyaluronique et de sulfate de chondroïtine – avec des IPP procure une protection muqueuse supplémentaire et permet à un plus fort pourcentage de patients atteints de RNE de bénéficier d’un bon contrôle des symptômes et d’une meilleure qualité de vie.”

Professeur Vincenzo Savarino
Résumé
Tout savoir sur le reflux gastro-oesophagien non érosif
Titre
Tout savoir sur le reflux gastro-oesophagien non érosif
Description
Cet article explique tout ce qu'il y a à savoir sur le reflux gastro oesophagien (rgo) : diagnostic, traitement, etc.
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DDG
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